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camp

au

Danemark

août 1964

mercredi

12 août

Repos à Odense.


Réveil agréable (vers 7 heures) avec l’aide du carillon (discret) d’un temple voisin. Bien que repus de nos agapes d’hier soir, nous ne pouvons refuser l’invitation qui nous est faite ce matin de prendre le petit déjeuner chez les sœurs (pain blanc à profusion !)


Il est 9 heures 30, le « Club Med » se met en route. Pour commencer cette journée, nous visitons l’Hôtel de ville, que ses habitants qualifient de plus moderne du monde. On peut constater que le luxe y côtoie l’élégance ; tout y est joli, trop sans doute…


Nous ne nous refusons rien : son jardin intérieur, ses salles de marbre et surtout la salle du Conseil municipal où chacun s’installe comme en pays conquis : Michel Dumont, dans la tribune de presse ; Dédé, dans le fauteuil du Maire ; Jean-Jacques Béclier, dans celle du rapporteur et tous nous admirons la pendule en or figurant le système solaire.


 13 heures 30 : en route vers la maison d’Andersen, une charmante chaumière qui a gardé comme le quartier son caractère ancien. Elle est transformée en musée qui retrace la vie du grand homme et rend hommage à son univers poétique et à son rayonnement à travers le monde.




15 heures : visite de la cathédrale Saint Knud (Saint Canut), où se déroule une partie de cache cache à travers les tombeaux et les sarcophages sur lesquels il ne convient pas de s’étendre. Précisons que la cathédrale, temple de son état, est prêtée une fois par an à l’église catholique pour l’Assomption.




17 heures : promenade dans la ville, calme et tranquille avec ses jardins, ses étangs peuplés de cygnes…


Rentrés au camp, nous recréons le tableau classique : certains jouent au ballon, d’autres écrivent tels Dédé et Gigi qui prennent les notes pour ce journal, celui-là range sa valise (c’est Doudou), d’autres réparent leur vélo (Alain, Jean-Jacques et surtout Jean-François). Le reste prépare le repas et veille à la propreté du camp.


 Le soir, vous devinez où nous sommes. Une variante cependant, les sœurs nous passent de la musique, dont le seul disque français qu’elles possèdent : Dominique par sœur Sourire.


Un incident comique : une des sœurs tente de nous filmer, mais elle tient sa caméra à l’envers et se fait ainsi un gros plan sur son œil !

la maison d’Andersen

Saint Knud

jeudi

13 août

Odense – Slagelse, 50 km où le bateau remplace le vélo.


8 heures : nouveau petit déjeuner chez les sœurs.


 9 heures : le ventre plein, nous prenons la route de Nyborg. C’est toujours un instant émouvant quand, dans un camp itinérant, nous reprenons la route : on laisse derrière nous des lieux qui nous ont plu, des gens que nous avons appréciés, la ville qui nous a accueillis, en un mot, nous repartons riches de souvenirs, d’expérience et de découvertes, en route vers l’autre étape qui à son tour nous apportera ce que nous sommes venus chercher, le message du voisin, l’amitié du compagnon de route, la passion du pays traversé et la joie de vivre à 29 dans un climat de simplicité et de camaraderie.


 Il est 11 heures. Une fois de plus, nous prenons un bac. Celui-ci nous conduit de l’île de Fyn (Fionie) dans l’île de Sjaelland à travers le détroit du « Grand Belt », 30 km de navigation sur la mer Baltique.


Le problème est de nous réunir et de trouver l’embarcadère. Dans la petite ville de Nyborg, nous faisons facilement notre jonction, reste à trouver le bateau.


Il y a là des minutes épiques. Tous étant persuadés que l’embarcadère se trouve là où accoste le Ferry-boat, nous mettons le cap sur la gare, que nous mettons (presque) à feu et à sang. En effet, chacun cherche, qui, roulant sur les quais, qui, enjambant les rails, qui, forçant les portes, espérant trouver ce maudit bateau. La fiesta cycliste continue jusqu’à ce que Jean-Jacques Lesage vienne nous tirer d’embarras. Il nous montre la route du véritable embarcadère aidé en cela par le chef de gare trop content de nous voir vider les lieux.


Il est assez fréquent d’ailleurs que Jean-Jacques ou la Puce soient délégués par le père pour nous indiquer le chemin. En effet, le matin, une fois les quatre équipes parties, la camionnette part à son tour, emmenant avec elle les valises sur le toit, le matériel (cuisine et tentes à l’intérieur), un ou deux vélos récalcitrants sur les pare-chocs et trois ou quatre gars à l’intérieur. Elle va au devant, faire les courses (courrier, ravitaillement, autorisations, réservations) et en cours de journée, pour signaler les arrêts, un ou deux voyageurs sont laissés sur la route pour guider les équipes.


 Au bateau, la camionnette étant trop haute, nous devons décharger les valises, et nous franchissons la passerelle une valise dans une main, le vélo dans l’autre.


 Il est midi et demi. La voiture est dans la troisième cale, les vélos dans la deuxième et nous, nous sommes sur le pont supérieur du plus gros bac de l’histoire des camps. Une mer d’huile, quelques mouettes, pas un brin de roulis…Nous en profitons pour visiter en détail le bâtiment, y compris là où c’est inscrit : « Streng Verboten ».


 Le repas est pris en pleine mer sous l’œil amusé des autres passagers.


Nous arrivons à Korsør. Précisons que selon une habitude ancestrale, nous faisons le voyage dans les salons de 1ère classe.


 14 heures : par un de ces tours dont nous avons le secret, nous nous perdons à la sortie du bac et nous sommes obligés de rouler 1 Km sur une autoroute pour nous tirer d’affaire.


17 heures : Slagelse.


Arrivée dans un camp désert, et pour cause ! Avec le climat nordique, les vacances estivales se terminent mi-août. Demain, c’est la rentrée des classes, et chacun vaque à ses occupations. Pourtant, cette arrière saison nous réserve quelques surprises.


Citons pour mémoire :


- une bataille rangée à coup de pommes pas mures,


- un inventaire détaillé de la malle de Doudou, qui rouge de colère, honteux et confus, jura, mais un peu tard d’emporter à l’avenir une valise de camp et non plus une malle de voyage.


- un feu de camp préparé par l’équipe de Coco, où le père termine l’histoire de la petite sirène.

vendredi

14 août

Nous faisons route vers Copenhague, 100 km.


8 heures : nous jouons aux vedettes :


  - nous nous faisons attendre, du moins certains (toujours les mêmes) qui par leur réveil difficile, font perdre un temps précieux aux autres.


  - nous posons pour les photographes


  - la presse nous interviewe. Le journal local, Sjaellands Tidende, a délégué une armée de reporters pour relater nos exploits.


10 heures : la dernière équipe vient de partir. Copenhague nous attend et nous avons hâte d’y arriver.


15 heures : regroupement général à Roskilde autour de la pâte de fruit habituelle des grandes étapes. Là, nous décidons d’aller rendre visite aux défunts rois du pays qui reposent dans la cathédrale. Celle-ci est le monument médiéval le plus important du Danemark, très riche en œuvres d’art et en souvenirs. C’est là que depuis mille ans (du règne d’Harald, premier roi, à nos jours), sont inhumés les souverains -trente six rois et reines y reposent- dans une succession de tombeaux plus magnifiques les uns que les autres.


Il nous faut attendre 16 heures pour la visiter car il s’y déroule une cérémonie. En attendant, nous découvrons le tranquille port de Roskilde. La Baltique est toujours très calme. Certains en profitent pour troubler la surface de l’eau en y jetant des pierres. Bien que stupide, ce jeu remporte un vif succès.


16 heures 30 : Direction Copenhague. La route est très vallonnée. On peine dans chaque côte, et elles sont nombreuses ! Chaque sommet laisse espérer les faubourgs de la ville, mais en fait, débouche sur une descente très courte qui annonce une autre côte.


Et le paysage change, l’habitat devient de plus en plus dense, les rues plus encombrées. Enfin, nous abordons la grande ville. Il nous faudra une heure pour la pénétrer et trouver la mairie. Le problème parait simple, mais en fait, imaginez 30 jeunes cyclistes Danois venant d’Orléans et ayant rendez-vous à l’Hôtel de Ville de Paris ???


Les arrivées, d’après ce que nous observons, sont curieuses : Doudou et son équipe arrivent de face ; Dédé, par la droite au travers des rails de tramway ; quant à Jacques Chi, tout simplement par le côté en remontant un sens interdit sous l’œil (bienveillant) d’un gendarme municipal.


Il est 18 heures. Nous sommes tous là, assis sur une balustrade. Le monôme se forme, l’attroupement des badauds aussi. Et les indigènes semblent curieusement surpris par ces étrangers qui chantent, crient, se trémoussent et qui n’hésitent pas à se changer au milieu de la place de la mairie.


18 heures 30 : nous connaissons chaque détail de la façade du Rathaus.


19 heures : la nuit tombe, il fait froid, nous attendons toujours.


20 heures : Devant nous, en haut des immeubles, c’est une profusion d’enseignes lumineuses, entre autre, un journal lumineux déroulant, on y parle de cosmonautes soviétiques, mais notre connaissance du danois ne nous permet pas d’en comprendre plus.


20 heures 15 : le père arrive enfin, acclamé comme il se doit. Ce retard aussi inhabituel qu’important s’explique : à chaque fois que nous arrivons dans une grande ville, le père cherche un hébergement (école, foyer, parc…) le plus près possible du centre ville. C’est une réelle difficulté. De plus, il doit passer à la poste relever le courrier, faire signer notre carnet de route dans les municipalités traversées, s’occuper de l’intendance… ce sont des démarches longues et difficiles qui expliquent certains retards que tous acceptent de bonne grâce.


20 heures 30 : ceux qui ont une bicyclette à l’éclairage défectueux ou inexistant prennent place dans la camionnette.


21 heures : nous nous installons dans l’obscurité.


22 heures : nous dînons aux chandelles (le soleil de minuit n’est pas de la partie).


23 heures : les bruits cessent sous les tentes, les lampes s’éteignent. Quatre jours merveilleux nous attendent.

Roskilde

Le journal local, Sjaellands Tidende

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