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samedi

8 août

Il pleut, il pleut bergère (air bien connu (cf. Hollande 63).


 0 heures : des gouttes sur la toile, doux bruit berceur.


2 heures : il pleut, c’est agaçant.


4 heures : il pleut très fort, on se réveille.


8 heures : il pleut toujours, on se lève.


10 heures : il pleut encore, le départ est reporté.


12 heures : l’équipe de Coco (Jean Joubert) est de service. On sert le beefsteak sous la tente. Moment difficile que ce déjeuner humide mais fort bien réussi malgré tout.


14 heures : miracle à Tønder, le soleil réapparaît, les nuages s’écartent. C’est décidé, nous partons.


14 heures 30 : second miracle, en 30 minutes le camp est démonté, le matériel rangé (sous l’œil de la caméra de Vivou (Yves Baumet)), nous sommes prêts à partir.


16 heures : nous sommes en route. 80 km ! Il fait froid et la campagne danoise est monotone sous le ciel gris. Chaque côte gravie laisse apparaître la suivante, vivement qu’on arrive !


16 heures 30 : traversée de Ribe, qui par son aspect moyenâgeux (c’est la plus vieille ville du Danemark) est d’un grand intérêt. Nous en profitons pour respirer des bouffées des 15è et 16è siècles en se promenant dans ses rues séculaires.


18 heures : Esbjerg déjà, et là, la mer du Nord !


Cette première étape sérieuse fut un peu laborieuse pour certains qui après onze mois de travail et une colo ont eu beaucoup de mal pour appuyer sur les pédales. Mais tout s’arrangera après une bonne nuit de repos.


18 heures 30 : Nous sommes au Rathaus (la mairie), point de ralliement de tous les camps. Nous gagnons le terrain assez difficilement. (Il n’est pas facile de se retrouver dans une ville étrangère lorsqu’on n’a pas l’habitude) et c’est le cas.


Le camp est agréable, bien situé entre la mer du Nord et une école de Cadets de la Marine.

dimanche

9 août

Repos à Esbjerg.


Esbjerg


10 heures, nous assistons à la messe dans une église fort curieuse située au premier étage d’une maison que rien ne distingue des maisons voisines. Nous avons vu tout à l’heure un cimetière étrange, lui aussi, sans allées ni décors, avec de simples dalles de ciment éparpillées sur une pelouse verdoyante.


15 heures : départ vers la côte pour une promenade de 3 km sur des plages sauvages.  Ensuite, premier contact avec la mer du Nord pour quelques braves qui osent affronter les flots pour se délasser et se réchauffer.


Après avoir repris des forces (chocolat et cakes furent les bienvenus), nous continuons notre visite. Esbjerg est une ville récente (20 habitants il y a 80 ans contre 55000 aujourd’hui), elle est un des ports les plus importants du Danemark. Ses installations portuaires sont d’ailleurs l’attraction principale de la ville. Nous y voyons le plus grand entrepôt frigorifique de la Scandinavie, il peut contenir 16000 bœufs et porcs ou autant de bacon destinés aux anglais. Esbjerg accueille 45% des exportations du Danemark (œufs et fromages) dont une grande part à destination de l’Angleterre.


Nous voyons aussi le port de pèche qui est le plus grand du pays avec ses 500 chalutiers spécialement équipés pour affronter les tempêtes de la mer du Nord, (les bateaux sont lestés avec du ciment à fond de cale, ce qui leur permet de toujours retrouver l’équilibre).


L’importance du port est due pour une large part au fait que situé relativement très au sud, il est le seul port scandinave à ne pas être pris par les glaces durant l’hiver.


Rentrée à 19 heures. Dîner, puis détente -entre autres nous regardons la TV locale- (sans rien y comprendre).

Esbjberg

Ribe

lundi

10 août

 De Esbjerg à Kolding : les rendez-vous du diable.


Souvent lorsque l’étape s’étale sur deux demi journées, nous prenons le repas en route, c'est-à-dire que nous ne mettons pas la table (pas d’assiettes) et que l’on déjeune rapidement (tomates, pâté, chips, fruits, gâteaux, café), le soir nous nous rattrapons avec un bon beefsteak.


D’autres fois, lorsque nous avons plus de temps, nous pique-niquons : un véritable repas avec assiettes, vaisselle, puis sieste et l’on repart sans se presser pour les quelques km de l’après-midi.


Aujourd’hui, nous avons rendez-vous devant la mairie de Vejen où se dresse un diable de pierre entouré de diablotins menaçants. Il nous sert de décors pour une séance photos.


 15 heures : départ. Temps gris et maussade, route très accidentée. Le Danemark n’est pas la Hollande et les secteurs plats sont rares. Par contre, les bosses, les côtes, les « cols » abondent à la grande joie des pédaleurs de classe comme Gigi ( ?), Yves Baumet ou Michel Renard.


 17 heures : arrivée sous la pluie à Kolding. Par le plus grand des hasards, les quatre équipes arrivent en même temps et fait unique dans l’histoire, ce sont vingt vélos précédés de six mobylettes qui cherchent ensemble le Rathaus. Cela met un peu d’animation dans la paisible cité.


Enfin, après nous être renseignés une dizaine de fois, on nous indique la mairie, là-bas dans la ville basse. Et nous sommes assez braves pour enjamber nos mécaniques, car la rue est mal pavée et descend  vraiment très fort.


Le père arrive et calmement nous explique que le terrain de camping se trouve dans la ville haute !


Il faut donc remonter ! Quelle poisse ! Pourtant en tête du peloton, 8 ou 10 énergumènes se sont lancés vaillamment à l’assaut. Les meilleurs iront jusqu’au bout, les autres grimperons à pied !


Malheureusement pour lui, nous avons perdu Doudou (Daniel Charlet) en route, son solex a refusé de démarrer !


 19 heures : la soupe chauffe sous l’œil attentif de Roger et Jean-François, l’auvent s’installe. Tout va bien.


 20 heures : le père part à la recherche de Doudou et le retrouve…devant le Rathaus.


 Précisons que le camp –parfaitement organisé- a adopté pour toujours le même lieu de rendez-vous, quoique il arrive, en l’occurrence l’Hôtel de Ville de la localité étape. Chacun a la feuille de route sur lui et ne peut se tromper. Si quelqu’un se perd (il faut tout prévoir) c’est là qu’on viendra le rechercher. Cette formule est bien respectée et donne entière satisfaction.


 21 heures : Doudou est rentré. Nous arrosons l’anniversaire de Joël Heuzé, 16 ans. Le menu est amélioré et chacun est heureux. Le père termine la journée en nous lisant « la petite sirène » d’Andersen. Ne sommes nous pas dans le pays du célèbre conteur ?

mardi

11 août

De Kolding à Odense, 75 km pour quitter le continent.


Kolding est une ville très agréable. Nous la traversons pour rejoindre la nationale. Au passage, on s’arrête près du parc municipal pour y regarder des écureuils. Le solex de Gérard en profite pour crever, ah ces engins motorisés !  Vive le vélo. Bien entendu, toute son équipe est arrêtée et l’aide à réparer. Pas question de laisser un gars seul dans l’embarras.


 Après la ville, la route longe une rivière qui se jette dans la mer par un véritable Fjord. Nous prenons tout le temps d’admirer le paysage.


 Aujourd’hui, nous quittons le continent. En effet, tout à l’heure, on passera de la province du Jütland à l’Ile de Fionie.


 La Fionie est l’Ile centrale du Danemark, sa campagne est fertile et verdoyante. La route que nous empruntons passe par-dessus le détroit du « petit Belt » par un pont splendide, qui nous permet de goûter pleinement ce cadre enchanteur.


 Un peu de repos SVP. Nous sommes à Midelfat, sur l’île, et nous avons traversé le grand ouvrage, plus exactement, nous sommes au bord de la Baltique et nous déjeunons. C’est l’équipe de Dédé (Michel Journet, Michel Konverski, Daniel Fèvre, Daniel Pimont et Gilbert Joubert) qui est de service.


 18 heures. Les 46 derniers km ont été vite avalés bien que la campagne fionienne soit très vallonnée, et nous entrons dans la ville de Hans Christian Andersen.


Tous sont là devant l’hôtel de ville d’Odense qui a la renommée d’être le plus moderne du monde. Nous le visiterons demain.


 Ce matin, sur le pont, Vivou a bloqué sa caméra. Dommage ! Nous ne pourrons plus jouer aux vedettes.


 Le père a trouvé un lieu de camp où nous passerons trois jours vraiment exceptionnels. Mais, chut ! N’en disons pas plus… Parlons plutôt d’Odense.


Odense est une des plus vieilles villes du Danemark. Son nom vient de Oden, le dieu des Vickings. Certains quartiers ont d’ailleurs gardé leurs aspects séculaires et l’on peut voir dans la crypte de la cathédrale Saint Knud, les reliques du roi Knud qui fut assassiné à Odense, il y a 900 ans.


Odense est aussi une ville moderne (à l’image de son hôtel de ville) et dynamique. Elle se trouve juste au centre de la Fionie surnommée le « Jardin du Danemark » grâce à ses terres verdoyantes et fleuries ainsi qu’à ses châteaux anciens.


Odense, enfin, est la ville natale d’Andersen et la région toute entière est un véritable conte de fée.


Ce conte de fée, digne des grands poètes, est une aventure arrivée à 28 français dans cette bonne ville d’Odense :


Il était une fois un prêtre nommé Bernard Jean Berger qui cherchait dans la cité un home pour ses 28 garçons. Il fit tant et si bien qu’il découvrit une petite retraite non loin du centre ville, un jungen garden (Jardin d’enfants), bien idyllique, dans lequel des sœurs dévouées élèvent des jeunes enfants. Ces bonnes sœurs eurent peut-être pitié de ces campeurs qui se débattaient avec leur vaisselle sous la tente à même la pelouse, car d’un cœur généreux, elles décidèrent de leur venir en aide, et cela de fort belle manière : elles entreprirent de laver assiettes, marmites, plats, couverts…, ce qui est loin d’être négligeable, mais qui est peu comparé à la suite.


Il était 21 heures lorsqu’une sœur vint nous inviter : nous la suivîmes dans la maison sans faire de bruit pour ne pas réveiller les enfants. On nous amena dans…oh admirable…salle…oh magnifique…à manger…avec des…oh délicieuses…tables débordants de…oh succulentes choses…de gâteaux !


Chacun des 29 balbyniens émerveillés et inhabituellement timides se fit longtemps prier avant d’oser s’asseoir et toucher, oh, du bout des doigts, ce fameux festin.


Il faut croire que la timidité est un défaut passager, car les corbeilles de gâteaux danois, les carafes de lait chaud, les pots de thé, les bols de sucre, les petits pains blancs, le beurre, la confiture, disparaissaient à une vitesse telle que les jeunes filles qui nous servaient n’arrêtaient pas de courir à l’office pour remplir, combler, remplacer ce qui disparaissait !


Et l’on mangeait, et l’on buvait, et l’on chantait ! Nous étions heureux, contents, repus, comblés en ce soir d’août, et si absorbés qu’on faillit oublier l’heure, qu’un mauvais « diable » tout de noir habillé, vint nous rappeler en mettant une fin énergique à ces ripailles pantagruéliques.

camp

au

Danemark

août 1964

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